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Micro-BIC, LMNP et meublés de tourisme : abattements et plafonds pour les recettes 2025 et 2026

Article informatif : ce n’est ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Pour votre cas, vérifiez auprès de votre mairie, de votre expert-comptable, ou sur Service-Public.fr et Légifrance.

Depuis les recettes 2025, un meublé non classé reste au micro-BIC jusqu’à 15 000 €, avec un abattement de 30 %. Un meublé classé ou une chambre d’hôtes a 50 % : plafond 77 700 € pour 2025, 83 600 € pour 2026. L’abattement de 71 % ne concerne plus la location meublée. Au-delà du plafond, c’est le régime réel.

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Jusqu’aux recettes de 2024, un meublé de tourisme classé et une chambre d’hôtes bénéficiaient d’un abattement de 71 %, et un meublé non classé de 50 %, avec des plafonds élevés. La loi Le Meur a fermé cet écart. Pour les recettes encaissées depuis le 1er janvier 2025, les chiffres à retenir sont plus bas, et ils ne sont pas les mêmes selon que le logement est classé ou non.

Le micro-BIC, en deux lignes

Sous le micro-BIC, le bénéfice imposable est le chiffre d’affaires diminué d’un abattement forfaitaire. Vous ne déduisez ni les intérêts d’emprunt, ni la taxe foncière, ni le ménage, ni l’amortissement : l’abattement est réputé couvrir les charges. Il ne peut pas être inférieur à 305 €. L’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux s’appliquent sur ce bénéfice.

Les taux et les plafonds à utiliser

ActivitéRecettes 2025 (déclaration 2026)Recettes 2026 (déclaration 2027)
Meublé de tourisme non classé30 %, plafond 15 000 €30 %, plafond 15 000 €
Meublé de tourisme classé, chambre d’hôtes50 %, plafond 77 700 €50 %, plafond 83 600 €
Location meublée classique (bail, pas tourisme)50 % dans la limite alors en vigueur50 %, plafond 83 600 €

Ces montants viennent de Service-Public et du BOFiP (actualité du 19 août 2026 sur les seuils, et doctrine BOI-BIC-DECLA-20). Le relèvement à 83 600 € au 1er janvier 2026 est la révision triennale des seuils, valable jusqu’au 31 décembre 2028. L’abattement de 71 % survit pour d’autres BIC, pas pour la location de locaux d’habitation meublés.

Classer le logement change donc deux fois la donne : le taux, et le plafond. Le coût et la démarche sont dans classement, Gîtes de France et Clévacances. Un label privé sans classement Atout France ne donne pas le taux de 50 %.

Un exemple, pour voir l’écart20 000 € de loyers dans un meublé non classé : vous êtes au-dessus de 15 000 €, donc au réel, sauf tolérance de dépassement la première ou la deuxième année. Les mêmes 20 000 € dans un meublé classé restent au micro-BIC, bénéfice imposable 10 000 € après abattement de 50 %. Le classement ne se décide pas seulement pour les étoiles sur l’annonce.
20 000 €plafond du micro-BIC : 15 000 €=Réelabattement 30 % seulement sous le plafond20 000 €plafond 2026 : 83 600 €×50 %reste imposable=10 000 €bénéfice, encore au micro-BIC
20 000 €plafond du micro-BIC : 15 000 €=Réelabattement 30 % seulement sousle plafond20 000 €plafond 2026 : 83 600 €×50 %reste imposable=10 000 €bénéfice, encore au micro-BIC
L’exemple du post. Taxe de séjour à part : elle ne gonfle pas le plafond. L’abattement de 71 % ne s’applique plus aux meublés.

Quand le réel s’impose, et ce qu’il change à la revente

Au-delà du plafond, ou sur option, le régime réel permet de déduire les charges pour leur montant : intérêts, taxe foncière, assurance, charges de copropriété, frais de gestion, petit équipement, et l’amortissement du bâti (hors terrain) et du mobilier. Beaucoup de loueurs ont ainsi affiché un bénéfice proche de zéro pendant des années.

La loi de finances pour 2025 a repris cet avantage à la sortie. Les amortissements déduits en loueur non professionnel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value immobilière : ils diminuent le prix d’achat retenu, donc augmentent la plus-value taxable. Les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) sont hors de cette réintégration. La plus-value des particuliers reste taxée à l’impôt sur le revenu au taux de 19 %, plus les prélèvements sociaux, avec les abattements pour durée de détention (exonération d’impôt sur le revenu au bout de 22 ans, de prélèvements sociaux au bout de 30 ans). Ce régime de plus-value est celui du loueur non professionnel. Faites simuler la revente avant de choisir le réel pour la seule économie d’impôt annuelle.

Ce qui n’est pas du micro-BIC touristique

Cotisations, CFE, facture

En dessous ou égal à 23 000 € de recettes, l’Urssaf traite l’activité comme la gestion de votre patrimoine privé : des prélèvements sociaux, pas des cotisations de travailleur indépendant. Au-dessus, et pour le micro-entrepreneur des meublés non classés depuis 2026, le guide est cotisations sociales. La CFE dépend du classement, de la résidence principale et parfois d’un vote municipal. La TVA ne s’applique que si vous rendez de vraies prestations para-hôtelières.

Dès que vous facturez un client professionnel, ou simplement pour être propre vis-à-vis d’un voyageur qui demande un justificatif, la facture a ses mentions. Depuis le 1er septembre 2026, recevoir une facture électronique est déjà obligatoire. Émettre le sera pour les micro-entreprises le 1er septembre 2027. Le calendrier est dans facturation électronique.

Avant la déclaration de revenus

Questions fréquentes

L’abattement de 71 % existe-t-il encore pour un meublé classé ?

Non pour les recettes perçues à compter de 2025. Le BOFiP réserve désormais 71 % aux activités de vente et de fourniture de logement autres que la location de locaux d’habitation meublés. Meublé classé et chambre d’hôtes sont à 50 %. Le non classé est à 30 %.

Je dépasse 15 000 € une seule année : je bascule tout de suite au réel ?

Pas forcément. Service-Public précise que la première ou la deuxième année de dépassement peut encore rester au micro-BIC, avec le même abattement. Au-delà, le réel s’applique. Faites confirmer le compte des années par votre comptable : la tolérance ne se cumule pas indéfiniment.

La taxe de séjour entre-t-elle dans les 15 000 € ?

Non. C’est une taxe collectée pour la commune, pas une recette. En revanche, le loyer, les frais de ménage que vous encaissez et les extras (parking, petit-déjeuner vendu à part) entrent dans le chiffre. Ne déclarez pas le montant brut viré par Airbnb s’il mélange la taxe reversée.

LMNP ou LMP : où est la frontière ?

Pour l’Urssaf, des recettes annuelles inférieures ou égales à 23 000 € relèvent de la gestion du patrimoine privé : pas de cotisations sociales, seulement des prélèvements sociaux. Au-dessus, le statut de loueur professionnel se joue aussi sur la comparaison avec vos autres revenus d’activité. La plus-value des particuliers, avec abattement pour durée de détention, est réservée au loueur non professionnel.

Faut-il une société ?

Non pour démarrer. Le micro-BIC est un régime de l’impôt sur le revenu, en nom propre. Une SCI à l’impôt sur le revenu est un mauvais véhicule pour du meublé : les recettes meublées y sont en principe imposées à l’impôt sur les sociétés. Parlez-en avant de signer un compromis, pas après.

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Sources

  1. Service-Public — Revenus d’une location meublée
  2. Service-Public — Meublés de tourisme : les règles évoluent en 2026
  3. BOFiP, ACTU-2025-00127 — micro-BIC et location meublée (loi Le Meur, art. 7)
  4. BOFiP, BOI-BIC-DECLA-20 — abattements micro-BIC
  5. Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, article 7

Textes vérifiés le 21 octobre 2026.