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Taxe de séjour en 2026 : barème, collecte par Airbnb et Booking, et ce qu’il vous reste à déclarer
Article informatif : ce n’est ni un conseil juridique ni un conseil fiscal. Pour votre cas, vérifiez auprès de votre mairie, de votre expert-comptable, ou sur Service-Public.fr et Légifrance.
La commune vote la taxe entre un plancher et un plafond. En 2026, un 5 étoiles va de 0,70 € à 3,60 € par adulte et par nuit, un non classé de 1 % à 5 % du prix par personne. Le département peut ajouter 10 %. En Île-de-France, comptez aussi 15 % et 200 %. Les plateformes collectent leurs séjours, pas votre direct.
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La taxe de séjour n’est pas un pourcentage national unique, et elle n’est pas « gérée par Airbnb » pour l’ensemble de votre activité. Chaque collectivité vote son tarif dans une grille légale. Les plateformes collectent une partie des séjours. Le reste — le direct, et parfois une catégorie que la plateforme ne reconnaît pas — reste dans vos mains, avec une déclaration à la clé.

Qui la vote, qui la doit, qui la reverse
La commune ou l’établissement public de coopération intercommunale décide d’une taxe au réel (par personne hébergée) ou, plus rarement, au forfait (due par l’hébergeur). La délibération se prend avant le 1er juillet pour s’appliquer au 1er janvier suivant. Elle fixe la période, souvent l’année entière en ville et la saison en station ou sur le littoral, et le tarif par nature d’hébergement.
La taxe est due par le voyageur. Vous la percevez avant son départ, même si le loyer est payé plus tard, et vous la reversez. Le département peut ajouter 10 %. Le tarif doit être affiché chez vous et chez l’intermédiaire. Le barème de votre commune se consulte sur le téléservice des impôts (taxe de séjour) et, à défaut, sur le site de l’office de tourisme.
Le barème national 2026
Les plafonds ci-dessous sont ceux publiés par Service-Public au 1er janvier 2026, par personne majeure et par nuit. Votre collectivité choisit à l’intérieur, elle n’a pas le droit d’aller au-delà.
| Hébergement | Minimum | Maximum |
|---|---|---|
| Palaces | 0,70 € | 4,90 € |
| Hôtel, résidence ou meublé 5 étoiles | 0,70 € | 3,60 € |
| 4 étoiles | 0,70 € | 2,60 € |
| 3 étoiles | 0,50 € | 1,70 € |
| 2 étoiles | 0,30 € | 1,00 € |
| 1 étoile | 0,20 € | 0,80 € |
| Chambre d’hôtes, auberge collective, gîte d’étape | 0,20 € | 0,80 € |
| Camping ou plein air classé 3, 4 ou 5 étoiles | 0,20 € | 0,60 € |
| Camping classé 1 ou 2 étoiles | 0,20 € | 0,20 € |
| Non classé, ou en attente de classement | 1 % à 5 % du coût par personne de la nuitée, dans la limite du tarif le plus élevé voté par la collectivité | |
Un meublé sans étoiles Atout France est presque toujours dans la dernière ligne, même s’il a des épis Gîtes de France ou des clés Clévacances. Ces labels ne sont pas le classement officiel. La différence de taxe, nuit après nuit, est souvent la raison la plus concrète de faire classer.
Île-de-France : le tarif affiché n’est pas le tarif encaissé
Depuis 2025, une taxe additionnelle de 200 % au profit d’Île-de-France Mobilités s’ajoute à la part communale, ainsi que 15 % pour la Société du Grand Paris, et 10 % de taxe départementale quand elle est instituée. À Paris, en 2026, economie.gouv.fr et Paris je t’aime publient les totaux suivants, par adulte et par nuit : palace 15,93 €, 5 étoiles 11,70 €, 4 étoiles 8,45 €, 3 étoiles 5,53 €, 2 étoiles 3,25 €, 1 étoile, chambre d’hôtes et auberge 2,60 €, camping 3 à 5 étoiles 1,95 €, camping 1 ou 2 étoiles 0,65 €.
Pour un meublé non classé à Paris, la part communale est de 5 % du prix hors taxe par personne, puis les mêmes majorations, le tout plafonné à 15,93 €. Le simulateur de la Ville est sur taxedesejour.paris.fr. Le guide meublé de tourisme à Paris reprend le cadre. Les autres communes d’Île-de-France ont la majoration de 200 %, mais pas forcément le même tarif communal.
Ce que les plateformes collectent, et ce qu’elles ne voient pas
Depuis 2019, les plateformes numériques doivent collecter la taxe de séjour pour les séjours qu’elles intermédient, lorsque la collectivité a instauré la taxe au réel. Airbnb le fait pour les communes inscrites auprès de l’administration, et reverse aussi les taxes additionnelles, y compris en Île-de-France. Booking.com procède de la même façon là où la commune est référencée. Vous n’avez pas, pour ces séjours-là, à reverser une seconde fois.
Vous restez responsable du reste :
- les réservations directes, le téléphone, le mail, Leboncoin, votre moteur de réservation ;
- une catégorie mal renseignée, qui fait calculer un mauvais tarif ;
- la déclaration récapitulative, qui distingue la part plateforme et la part hébergeur ;
- l’affichage du tarif chez vous.
Les villes ont chacune leur portail : taxedesejour.paris.fr, le site de la Métropole de Lyon, taxedesejour.marseille.fr, Rennes Métropole, la vallée de Chamonix. Les modes d’emploi locaux sont dans les guides Lyon, Nice, Bordeaux, Marseille, Bretagne et Alpes. Les campings suivent la même taxe, avec la ligne « plein air » du barème : camping et glamping.
Ne pas se tromper de base
- Par personne majeure, pas par logement, sauf taxe au forfait votée comme telle.
- Hors taxe de séjour elle-même : on ne taxe pas la taxe.
- Le ménage et les extras : suivez la notice de votre collectivité. En cas de doute, appelez le service taxe de séjour avant d’inventer une base.
- Une nuit offerte à un proche n’est pas taxable si ce n’est pas une location. Une nuit à prix cassé l’est, sur le prix réellement payé pour un non classé.
- Gardez le détail par réservation. Un contrôle demande les nuitées, pas un total annuel arrondi.
Questions fréquentes
Airbnb a déjà prélevé la taxe. Dois-je la redemander au voyageur ?
Non pour les nuitées qu’Airbnb a taxées. Vous la déclarez comme collectée par la plateforme, vous ne la reversez pas une seconde fois, et vous ne l’ajoutez pas au prix du direct de ces mêmes nuits. En revanche, une réservation prise sur votre site, par téléphone ou par virement n’a été taxée par personne : c’est à vous de la percevoir.
Les mineurs paient-ils ?
Non. L’exonération des mineurs est de droit. D’autres exonérations (saisonniers, urgences, personnes en hébergement d’urgence) dépendent de la délibération locale. Lisez-la, ne recopiez pas la liste d’une autre ville.
Le pourcentage du non classé se calcule comment ?
Sur le coût de la nuitée hors taxe, par personne, y compris les mineurs dans le diviseur : prix de la nuit divisé par le nombre de voyageurs, puis 1 % à 5 % selon le vote, puis les majorations, le tout plafonné au tarif le plus élevé adopté par la collectivité. Appliquer 5,5 % d’un bloc pour « inclure » la taxe départementale de 10 % arrondit mal. On calcule la part communale, on plafonne, puis on ajoute 10 %.
À quel rythme reverse-t-on ?
La commune ou l’EPCI fixe le calendrier, souvent deux fois par an. Le téléservice de votre territoire (beaucoup s’appuient sur la procédure des impôts) indique la date. Les plateformes reversent en leur nom pour les séjours qu’elles ont intermédiés. Vous déclarez tout de même, en distinguant ce qu’elles ont collecté et ce que vous avez collecté.
La taxe entre-t-elle dans mon bénéfice ?
Non. Ce n’est pas un loyer. Elle ne compte pas dans le plafond du micro-BIC. Isolez-la dans votre suivi, sinon vous déclarez trop. Voir micro-BIC et LMNP.
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Commencer gratuitementSources
- Service-Public Entreprendre — Tarifs de la taxe de séjour, vérifié le 1er janvier 2026
- Service-Public Entreprendre — Taxe de séjour sur les hébergements touristiques
- economie.gouv.fr — Obligations des hébergeurs et grille 2026, dont Paris
- Collectivités locales — Taxe de séjour, barèmes 2026 et 2027
- Paris je t’aime — Tarifs de la taxe de séjour à Paris à partir du 1er janvier 2026 (PDF)
Textes vérifiés le 21 octobre 2026.